Regula Hauser

 

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Regula Hauser est née à Zürich, elle est mariée  et mère de 3 enfants. Elle vit à Cornol depuis 2010, où elle organise des cours de céramique dans son propre atelier pour adultes et enfants. 2012: Atelier d'été à Cornol, www.sommer-atelier.ch

 

Le travail sur les matériaux textiles  a été la première formation et le premier mode d'expression artistique de Regula Hauser, dès la fin des années 70. Un cursus couronné en 1998 par un Silver Award au Japon. En 1999 hélas, une allergie à la poussière d'étoffe devait mettre fin à ses ambitions de créatrice sur ce support.

 

Mais elle a gardé la nostalgie de l'étoffe, que les femmes toujours et partout ont su coudre, tricoter, crocheter, tresser, voire coiffer. Elle perpétue dans chacune de ses créations la mémoire de ce savoir-faire féminin ancestral.

 

Dès 1991, elle avait appris le dessin, la peinture et l'expression en trois dimensions à la Kunstgewerbeschule (Ecole d'art et métier) de Zurich, techniques perfectionnées au cours de plusieurs stages dans des ateliers d'artistes.

 

Dès 1995, elle se voue aussi à la céramique et au modelage. Elle participe à des expositions individuelles et collectives, à Zurich, en Autriche, en France, et particulièrement à Westerwald,  LE musée d'Allemagne de la poterie, où elle a eu par deux fois la joie d'exposer en 2010.

 

La potière a choisi d'établir son atelier à Cornol, où elle bénéficie du calme propice à la concentration créatrice. Le paysage naturel y est à deux pas, visible chaque jour.

 

Car la Nature est sa principale source d'inspiration. A son sens, le paysage environnant est un lieu rêvé, fantasmé aussi, une sorte de refuge. L'être humain y a sa place, mais il n'en est qu'une partie. Il faut savoir s'imprégner de cet environnement et de son silence.

 

Prendre l'argile - c'est aussi la comprendre - à deux mains, avec sauvagerie, avec frénésie, laisser faire le hasard, laisser une part au jeu, voire à l'erreur, champ des possibles. Oublier les à priori. Questionner la forme, en explorer "l'archéologie" qu'elle sous-tend. Chercher sans relâche jusqu'à ce que résonne le signal intérieur dicté par l'instinct.

 

Le rythme naît de l'addition d'éléments, qu'il s'agisse "d'aiguilles" ou de carreaux de terre cuite. Ne pas craindre de revenir sur des motifs antérieurs, de s'en inspirer pour développer des idées nouvelles.

 

L'artiste s'efforce de délester le poids de l'argile, de le rendre aérien.  "J'aime que l'on ne voie pas le poids de la terre, dit-elle". Elle utilise le treillis métallique, qui joue le rôle de symbole, de trait d'union entre la Terre et le Ciel, et le fil renforcé de métal comme ligne mobile en trois dimensions, comme un dessin au crayon dans l'espace.

 

Reste la part du feu. Il faut compter avec le feu. Sans lui rien ne s'achève. Et le feu est un partenaire fantasque...